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saint vincent - dirty projectors - the national

  • Saint Vincent - Dirty Projectors - The National - Sharon Jones and the Dap-Kings

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    En débarquant sur la scène des Nuits de Fourvière avec sa robe-rideau orange (oui celle de la photo), encadrée par ses 2 acolytes armés respectivement d’une flûte et d’un violon je me suis dis « ouhlala Saint Vincent je vais souffrir »

    Mais rapidement Annie Clark, la femme-rideau, s’est mise à jouer de la guitare, par-dessus son beau chant, rayant ses titres de disto, accompagnés de sons électro, sortant d’un pad et d’un clavier que je n’avais pas remarqués.

    Pour tout dire je m’attendais à du folk plan-plan avec vue sur Bob Dylan et j’ai là affaire à une musique plus étrange, composite, sobre, mélodique, suffisamment en tout cas pour me donner envie d’écouter ses albums.

    Annie continue à attirer la lumière sur scène, même quand The National les rejoint sur scène pour 2 titres, pendant que la foule se mouille, empêtrée dans des ponchos multicolores du plus bel effet

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    Le leader des Dirty Projectors est un gars très sympathique mais il a une pratique de la guitare assez personnelle et un chant à la limite du raisonnable. Le choc avec la qualité vocale du groupe précédent est donc rude.

    Le groupe brasse des influences africaines (les membres se mettent alors à sautiller) et des choses plus rock, parfois assez free, presque improvisées (le chanteur fait alors le fou fou avec sa guitare).

    Pour couronner le tout les 3 membres féminins du gang font souvent des chœurs, très forts qui rendent les choses encore plus difficiles à absorber.

    Je m’ennuie profondément, seul le pantalon trop court du chanteur me fascine et me tient en éveil.

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    The National arrive ensuite, ils sont les stars de la soirée, auréolés de leur « High violet » acclamés par tout le monde et avant leur passage le lendemain avec Vampire Weekend  qui eux essuient un retour de hype cette année (j’ai pas d’ailleurs bien compris Vampire machin c’était super y a 2 ans mais maintenant c’est pas terrible alors que c’est plutôt la même chose qu’il y a 2 ans)

    C’est à leur initiative que ces groupes de Brooklyn ont été réunis, ce soir, mais ils ne jouent pas en dernier, modestement.

    Cette place permettra aussi au chanteur de se coucher tôt et de cuver son vin, ce qui a rendu la fin de leur set assez pittoresque (refrains braillés, descente dans la foule, mimiques d’ado de 14 ans devant la batterie et recherche éperdue de sa bouteille sur scène et dans les coulisses).

    Question musique je ne suis guère fan de The National (pendez moi je le mérite), du jeu de batterie et du chant un peu monocorde, je trouve leurs titres sans relief et ai du mal d’ailleurs à les distinguer les uns des autres. Ils joueront quand même un bel « Fake Empire » titre phare de leur répertoire, devant une foule très compacte drapée dans du plastique, témoignage d’une pluie qui poliment s’est retirée pour ne pas voler la vedette aux musiciens.

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    La vedette en fait c’est Sharon Jones.

    Une faille espace temps s’est là ouverte et les Dap Kings, son groupe, est apparu sur scène. Costard, lunettes noires, section de cuivre, percus, fils d’amplis torsadés pour la basse et les guitares, il ne manquait plus que Elwood et Jake.

    Le groupe joue d’abord un titre seul, la bassiste dirige les opérations et guide ses troupes, puis Sharon Jones entre en scène et fout le feu aux rideaux avec sa voix version James Brown avec des seins.

    Leur mélange soul/funk est efficace au possible, la foule s’anime, les coussins pleuvent, effrayant le guitariste qui demandant d’arrêter le jet des « flying debris », Sharon danse habitée par on ne sait quel esprit Motownesque (le choix est large)

    Les lumières se rallument mais aucun de mes voisins ne dort comme des bébés.