20.04.2008

Perdu de recherche

Dans la photo ci dessous se cache le petit Dragibus en 1982 
 Sauras tu le retrouver ?
 Si c'est trop petit  c'est que t'es trop vieux clique donc ici
 (Un indice je suis particulièrement bien habillé))
 
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Au passage, histoire de pas être passé pour rien, un troisième album photo (en bas à droite) de photos de tags sur les murs dans l'usine abandonnée. 

31.03.2008

Jerry Lee Lewis was the devil

 

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 Tipper's Gore MySpace (c'est frais et sans enjeu intellectuel)

 

 

Au milieu des années 80 la femme de Al Gore (oui celui qui a voyagé à travers le monde avec des avions supers polluants pour nous parler des dangers du réchauffement climatique)) se lança, avec d'autres dames vertueuses, dans une grande croisade contre le rock and roll et tous les démons qu'il cachait en son sein : pornographie, incitation à la violence, à la débauche etc

Ceci déboucha sur les stickers "explicit lyrics" qui ornérent pas mal de nos CD's préférés, du moins à l'époque où les gens en achetaient, pour nous prévenir que Prince parlait de cul, que Cannibal Corpse voulait éviscérer des gens (morts de préférence) et que RATM était un super grave danger pour nos sociétés modernes. 

Si madame Gore, Tipper de son petit nom, fréquentait en 2008 certaines salles de rock de notre beau pays, elle serait ravie de voir notre belle jeunesse sagement dépeignée, fouillée de fond en comble, aller en rang écouter, assis ou debout mais sans monter sur la scène pour slammer, des groupes qui chantent dans des micros en jouant un peu fort de la guitare, mais pas trop pour ne pas dépasser 105 ou 110 décibels tolérés.

Evidement lors de la pause les rares inconscients qui fument encore le font dehors (et on est prié de mettre les mégots dans la poubelle !!! )

Restait encore un problème majeur : l'alcool, qui vendu au bar, pouvait agiter l'esprit de ces pauvres jeunes et leur faire faire n'importe quoi (rentrer bourrés ou rester jusquà la fin d'un concert de Muse).

Et bien ce problème malheureux à trouvé sa solution simple comme tout : on ne vend plus d'alcool au bar (comprenez pas de bière).

Juste du coca, du thé ou du sirop (non je ne me fous pas de vous)

Ah oui j'oubliais (et ne riez pas c'est scrupuleusement vrai) : le coca était du coca équitable et le thé était .......bio.

 

Sinon le concert d'Ez3kiel était très bien, même assis, sans bouchons dans les oreilles, pas bourré, sans fringues puant la clope et entier à l'arrivé. 

 

 

 

06.02.2008

Verre à pied (acte 2)

 

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 (Salle d'attente par Sebtix)

 

Un jour quelqu'un m'a dit (non pas elle) que la vie se résumait à attendre et partir.

Je suis plutôt d'accord avec cette assertion mais j'aimerais y ajouter une exception : sauf à l'hôpital où la vie se résume à attendre et à "faire les étiquettes". 

Retour à l'hôpital donc hier pour effectuer les derniers réglages et laisser la machine repartir sur les routes.

On m'avait dit en quittant les urgences, il y a 3 semaines : "venez faire les étiquettes au moins une demi heure avant l'heure de la consultation".

Moi plus manu le malin que tout le monde j'ai pensé que 20 minutes devrait suffire, mais quand j'ai vu le chaos dans la salle d'attente je me suis dis que j'aurais dû coucher là depuis la veille pour espérer passer à l'heure devant le médecin.

La salle d'attente est immense et c'est donc là que l'on doit prendre son ticket pour ensuite aller dans une autre salle pour passer devant un administratif pour faire les fameuses étiquettes.

J'ouvre là une parenthèse : à quoi servent ces foutues étiquettes ???

Quand je suis arrivé aux urgences la première chose que l'on m'aie demandée, sans trop s'enquérir de mon état, c'était de faire les étiquettes gnagnagna.... Et croyez vous qu'après on m'en aie demandé pendant mes 8 heures où j'y suis resté ??

Que nenni pourtant j'en avais un beau stock, de quoi refaire le Taj Mahal sur les murs alentours.

Alors le mystère reste entier.

Seuls les gens qui arrivent en lambeaux ou en sang avec les pompiers ou les flics ont ce privilège rare de ne se voir rien demander. Ah les salauds qui se pavanent sous notre nez en brancard en faisant semblant de gémir pour apitoyer les services admministratifs. C'est honteux et j'espère que notre président s'attaquera aussi à ce grave problème, plaie (ah ah ah) de notre société moderne.

Bref je prends un ticket à une jeune fille qui doit faire face à une haie de personnes un peu énervées et là stupeur mon numéro est le 507 et l'affichage électronique annonce le 187. Ah ouais d'accord........

Je m'assois en soupirant et .... oui Kevin j'attends c'est ça.

20 minutes plus tard on atteint les 200, mais en fait ça veut dire que l'on "repart à zéro et que mon numéro c'est le 07 et pas le 507" m'explique  globalement la (pauvre) jeune fille entre 2 rafales de fusil automatique pour repousser une horde de patients plus trop patients et surarmés qui veulent prendre d'assault les bureaux administratifs par le côté sud.

Pendant ce temps les pompiers amènent leur lot d'éclopés privilégiés et se font un difficile passage en plein milieu de la salle d'attente, c'est assez étrange comme atmosphère et très stupide comme agencement, l'architecte du lieu devrait être pendu en place publique.

Brusquement le panneau lumineux (oui attendez il n'y en a qu'un seul dans la salle d'attente, comme ça les gens assis sous celui ci ont le choix de se lever toutes les 40 secondes pour vérifier que l'on est toujours au 214 depuis 40 minutes ou de se tordre le cou pour espérer distinguer un peu des chiffres rouges, bravo l'archi là aussi) s'emballe et affiche le 116.

Alors là tout le monde se regarde et dans la seconde qui suit tout le monde se lève vers la pauvre guichetière qui là ne peut que lancer ses dernières grenades defensives pour espèrer repousser les flots en furie et s'en sortir vivante.

Et là comme par magie une de ses collègues sort des bureaux administratifs et annonce qu'il y a un problème technique (no shit !!), prend les choses en main, fait mettre les gens en rang suivant leur numéro in the old school way et je passe dans les 3 minutes qui suivent.

"Faire les étiquettes" me prend allez 4 minute, j'arrive 30 minutes en retard à la consultation, où personne ne me dit rien et de toutes façons j'attends encore 15 minutes le médecin.

Mon pied va bien merci.

 

 

 "Sittin' in the waiting room"

FUGAZI - Waiting room (MP3) 

18.01.2008

Verre à pied

 

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Le soir il y a 2 options : soit vaisselle soit lecture d'histoires de "Zigomar n'aime pas les légumes" (de l'excellent Philippe Corentin) ou de la Petite Princesse qui veut son petit pot par exemple (vous comprenez mieux ainsi la vie dingue de jet setter noctambulo-hype que j'ai).

L'autre soir j'ai choisi l'option 1 soit vaisselle en écoutant France Info me parler de l'état assez moche du monde.

Mauvais choix je dois vous le dire tout de suite.

Assez rapidement, certainement hypnotisé par la retransmission haletante d'un Caen/Sedan j'ai cassé un verre.

Banal me direz vous (oui c'est aussi pour ça que j'ai un blog pour cracher à la face de la France le minime intérêt de ma vie), sauf que là non.

Par un miracle prodigieux digne des plus grands (Gérard Majax, Sylvain Mirouf), un bout de verre s'est faufilé entre l'évier et moi pour aller se planter dans mon pied gauche qui faisait la sieste sur le sol de la cuisine.

Douleur, information envoyée au cerveau et regard rapide vers ledit pied pour voir avec surprise une tache de sang s'agrandir sur ma chaussette.

Fonçage dans la baignoire, point de compression, nettoyage de la plaie, pansage et "on verra demain".

Oui mais demain c'est pas terrible la plaie, 3 centimètres de long, douleur, impossible de marcher, les urgences me tendent les bras me semble t il.

Je suis préparé j'achète Libé (qui au passage dans sa version papier semble être devenu hystériquement anti Sarkozy, au point d'en parler sur toutes les 10 premières pages) j'emporte aussi "Je, la mort et le rock and roll" pour le relire (oui le "Pére Goriot" actuellement au pied de mon lit est à déconseiller dans ce genre de situation d'attente, trop dense, trop de mots qui se bousculent)

Je suis examiné en moins de 10 minutes et je me dis que c'est trop facile, doit y avoir un piège ou alors ce sont des faux médecins en plastique.

Bingo avant de me recoudre le médecin veut quand même avoir l'avis de l'orthopédiste qui "est au bloc", euphémisme pour "mon gars va y avoir de l'attente".

Et là j'ai largement le temps de lire mon Libé et de relire la moitié du bouquin de Klosterman (toujours aussi marrant et agréable d'ailleurs) 

Autour de moi s'agitent des flics, des pompiers, le personnel hospitalier, des personnes agées en brancard, des gens renversés par des voitures, des gens qui patientent sur les brancards et qui pissent dans des bouteilles (on dit un "pistolet" monsieur) une fille minervée inerte que l'on emmêne et ramène et qui fait super bien la morte, des jeunes aux genoux ou mains fracturées bref un condensé d'humanité dans un sale éta, le tout dans une température que l'on qualifiera de "fraîche".

Je semble être le moins atteint avec ma basket grande ouverte, je prends donc mon mal en patience.

Au bout de 3 heures et demi, ma patience est mise à mal mais l'orthopédiste est là et commence, avec sa comparse externe, à trifouiller mon pied avec des objets dont je préfère ignorer l'existence.

Verdict : tendon quasi coupé, points sur le tendon (brrrr) et 6 points de suture car entre temps de 3 la plaie est passée à 6 centimètres l'orthopédiste voulait "bien y voir" (faites donc comme chez vous ....).

Conclusion : régime de 21 piqûres, plastification du pied pour la douche et pose à la Brassens sur le rebord de la baignoire  pour me laver, sans oublier la magnifique chaussure de Barouk (cf notre document) qui devrait émoustiller les plus fétichistes de mes lecteurs (ou trices) mais qui me fait juste ressembler à une vieille drag queen boitillante pour sortir et ce pendant ................ 3 semaines.

 

Zëro - Drag Queen Blues (MP3) 

France - 2007 

 

11.11.2007

I'm deranged

 

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 (Jardin métropolitain par Chach Coati)

 

 

Nous sommes en retard.

Pourtant il nous attend, dehors, sans impatience, le nez en l'air avec son air d'éternel adolescent.

Il habite dans un petit immeuble de 2 étages, au fond d'une impasse.

En bas il y a un grand jardin, comme ceux que l'on trouvait chez nos grands parents, où l'on passait l'été à porter de lourds arrosoirs, en marchant soigneusement sur des planches le long de lignes impeccables d'haricots verts ou de patates.

Son appartement est constitué de 2 petites pièces qui sentent le tabac et le renfermé.

Il nous reçoit dans la cuisine, nous restons debout faute d'invitation à nous asseoir.

Sur la petite table sont impeccablement alignés 2 fourchettes, 2 assiettes, 2 verres et un tupperware mystérieusement percés d'une vingtaine de petits trous.

Il répond à nos questions, parfois complètement à côté, mais ne s'en rend pas compte.

Certains moments il nous fixe profondément, puis perd le fil de sa pensée fragile, de longs silences s'installent alors.

Deux ou trois fois il se met à fixer le plafond, les yeux écarquillés.

Nous parlons, ils nous écoute poliment mais les mots semblent glisser sur lui.

Il posséde une guitare dans sa housse, posée dans le couloir. Il nous dit ne jamais avoir réussi à en jouer et qu'il veut s'en séparer et quitter cet appartement.

Il semble parfois se rendre compte de la maladie dans laquelle il est engoncé. Mais ses journées sont identiques, sa vie n'avance pas.

Il a 31 ans, il vit au fond d'une impasse, dans un lieu étonnant pour une grande ville comme Lyon, comme un bout d'enfance qui aurait survécu au milieu du béton, des travaux alentours.

Lui aussi il est resté coincé quelque part dans sa vie, à l'abri du temps qui passe, qu'il ne comprend d'ailleurs certainement pas.

12.09.2007

Mon premier voyage spatio-temporel (et Hardy)

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 (Photo by Andy Caddyshack)

Mardi 17H30 j’avais RV avec les médecins, scientifiques et autres opérateurs numériques pour mon premier voyage dans le long tunnel baigné de lumière blanche.

Pour tromper le temps en attendant le trip, on a calé le poste de télé sur TF1, ce qui me permet de me tenir au courant du « Destin de Lisa » qui a de gros problèmes avec son ami David qui fait rien qu’à disparaître et que même que l’on sait pas où il est, vu qu’il a disparu et qu’elle elle le cherche de partout en demandant, sans doute sous l'effet d'une puissante drogue, à un de ses potes s’il ne peut pas entrer dans le système informatique de la banque (de David) pour vérifier s’il  n’aurait pas acheté un billet d’avion (mon dieu !!!)

C’est aussi angoissant qu’une publicité pour les conventions obsèques Norwich union, mal joué et mal doublé par des étudiants en CAP cinéma option « pâte à modeler et tectonique des plaques ».

Mon regard se porte alors sur un numéro de Géo sur la table

« De la lecture » me dis je trop heureux d’échapper aux turpitudes hypnotisantes de cette gourdasse teutonne.

Le titre porte sur la rénovation du Grand Louvre (ah bon il s’est écroulé …)

Au dos il y a une pleine page de pub pour des clopes.

J’ai un doute.

Mon doute est fondé le numéro est de 1992 ………….

On ne parle donc pas trop de Sarkozy, ni du déclin de notre planète et le commandant Massoud à l’air en pleine forme sur les photos du reportage consacré à Kaboul (en ce 11 septembre j’apprécie beaucoup cet humour).

C’est à moi.

Je passe en cabine, je me déshabille et me demande si l’habit en tissu se noue devant ou derrière (presque aussi angoissant que la barbe dessus ou dessous le drap pour le capitaine Haddock).

Comment va se passer le voyage, vais je entrevoir la lumière blanche, y être happé et me baigner dans l’éther ?

Vais je revoir pleins d'informations refoulées, de lieux oubliés ?

J’entre dans la pièce, l’appareil est là, énorme, ronronnant doucement, il fait froid.

L’opératrice me rassure, je m’allonge et je rentre dans la capsule.

Le voyage a duré 25 minutes que je pensais reposantes, apaisantes, planantes, comme une pub pour Obao.

Quand on m’a posé un casque anti-bruit sur la tête, j’ai eu des doutes………..

Ce ne fut alors qu’une longue frénésie de bruits assourdissants, de pulsations impitoyables, de grondements sourds dignes d’une rave techno hard-core animée par Laurent Ho et Torgull.

J’en vins à regretter Lisa et son destin pitoyable d’étudiante écervelée.

Mon genou gauche lui va bien par contre, on me le coupera pas.

Mes tympans eux, par contre, ne font pas les (Manu le) malins.

27.08.2007

Lendemain de fête

Les Insectes Sont Nos Amis vous font part de la disparition de :  

La Ford Fiesta

1992-2007

 

Une cérémonie aura lieu au garage du coin avant le broyage intégral.

Ni fleurs ni couronnes

 

Biographie :

 

La petite Fiesta naquit en 1992 à Valence.

Elle permit d'abord au jeune Dragibus débordant de sève de faire les 15 kilomètres pour aller chez sa mie, toute nouvellement entrée dans sa vie.

Leur amour pu ainsi fructifier se bonifier et même s’exercer…..

La petite Fiesta emmena ensuite le jeune Dragibus, tous les lundis matins, tôt, très très tôt, vers Draguignan faire son se(r)vice militaire, avec ses amis trouffions aussi dégoûtés de la vie.

Puis une fois la vie civile retrouvée, les amis du (un peu moins) jeune Dragibus posèrent leurs fesses sur ses sièges pour circuler dans la Drôme pour traquer concerts, boites de nuit, bals et autres barbecues en plein air dans les chaudes nuits d’été.

La vie était belle, insouciante.

L'éléphant bleu était mon ami.

Il y avait là toujours de la musique, enregistrée sur musicassette, déversée par des baffles approximatives, grâce à des autoradios bouffeurs de bandes.

Après 3 années d’errances professionnelles, la Fiesta conduisit ensuite toutes les semaines le (de moins en moins jeune) Dragibus et sa mie à Lyon étudier.

Mais l’air de la grande ville ne lui réussit guère

Tout d’abord elle fut volée et retrouvée accidentée toute cassée.

Un marbre plus tard elle reprit du service bon an mal an, malgré une direction elle maintenant approximative.

Ensuite une nuit, elle se fit défoncer sur tout un côté par un délicat individu certainement dépourvu de carte de visite.

Elle lutta alors vaillamment contre la dégénérescence carrossière et malgré la concurrence d’une nouvelle voiture allemande, plus clinquante , plus vigoureuse.

Elle refusait de démarrer l’hiver venu, têtue, voulant montrer qu’elle pouvait encore exister, mais était parfaite pour se faufiler dans le jungle automobile lyonnaise, ne redoutant rien n'y personne.

Reléguée à la rue pour faire de petits trajets, plus très propre sur elle, on lui vola une de ses roues une nuit.

Puis enfin dernier coup bas, la semaine dernière on essaya à nouveau de la dérober, malgré les ans, la rouille, les toiles d’araignées, la tôle tordue et la mousse qui poussait gentiment à la base de ses vitres arrières (sales).

Tordue, humiliée en public, ses fils pendouillant misérablement, devenu un gouffre financier, nos routes ne pouvaient maintenant que se séparer.

Repose maintenant en paix.

 

15.08.2007

I was in Barcelona

 

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 (Vitrail flou de la Sagrada Familia, classe non ??)

 

Ce qui est nul dans les départs en vacances c'est qu'on doit se lever plus tôt que le reste de l'année quand on travaille, tout ça pour éviter le flot de ces cons de vacanciers qui prennent la route le même jour que vous et votre pitite famille adorée.

Donc paf levé à 6heures dans un état proche de l'Ohio (si seulement, on était juste à Pont de l'Isère dans la Drôme mais bon...)

Bon 12 heures de route c'est le tarif pour aller dans les Landes en bagnole, avec peu de monde au final, mais avec une bonne pluie bien violente qui bouche un peu la vue et rend tout le monde gris, tout ça rythmé par mon pote Josh Homme, mon pote Trent Reznor et "mon papa ne veut pas que je danse, que je danse, mon papa ne veut pas que je danse la polka" (là avec lui on est moins potes).

Bon les Landes si vous connaissez pas c'est plein de sable, de partout, tout le temps, au bord de la mer et dans les terres (enfin le sable), c'est des plages immenses, pas trop de monde, dpar d'urbanisme débile Palavas like, des vagues dans la tronche, des baïnes, une température de l'eau qui vous revigore bien, un village de vacances avec pleins de gens à qui ont a jamais rien dit (sauf "bonjour") et qui ne nous ont jamais adressé la parole (sauf pour s'extasier devant mon fils), on doit pas être très friendly avec ma mie.

Donc nous pûmes faire des siestes (enfin j'ai pu) à perte de vue, jouer au jeu de monsieur Kawasaki de l'entrainement cérébral pour mon cerveau délabré de 74 ans, faire des Sudokus (ma nouvelle passion d'il y a 15 jours, vite remplacée par mon PC adoré), torcher les 1200 pages de "la Compagnie" de Littel par exemple.

Ah oui j'oubliais la Torchade les Fêtes de Bayonne.

Dans cette ville chaque année des fêtes sur 5 jours s'y déroulent, tout de suite on voit Félicien, les Bandas, la bonne humeur, le rouge et blanc.

Que nenni.

Quand nous y passâmes 2 jours avec le début des hostilités, les agents municipaux entouraient tous les ronds points fleuris de la ville de grillages métalliques supers hauts. Je me suis demandé pourquoi.

J'ai vite  compris en trouvant de partout des petits flyers qui donnent aux participants un plan de la ville, les lieux des parkings et des principaux lieux de la fête, mais qui rappelle aussi que "le viol est puni de 15 ans de prison" (ah bon c'est pas bien !!??), que les filles doivent "préférer une tenue adaptée" (en gros faut oublier les jupes et les talons sous peine de passer pour une salope), qui conseille de "rester en groupe, de ne pas s'isoler" (sous peine de quoi, d'être attaqué par des hordes de débiles avinés de bière ??), de "surveiller son verre", que la conduite en état d'ivresse amène des accidents et donc des retraits de permis et de la prison (j'avais jamais fait le lien tiens) et enfin qu'il ne faut pas mélanger alcool et stupéfiants (ce qui sous entend que les 2 séparés c'est sans danger ?).

No comment donc.

Direction l'Espagne où il fait chaud,  où il n'y a personne sur les autoroutes ni d'ailleurs autour.

C'est vide l'Espagne en fait, il faudrait leur dire que Franco est mort depuis 30 ans et qu'ils peuvent revenir chez eux, c'est tranquille maintenant.

Enfin nous on allait pas en Espagne on allait à Barcelone en Catalogne, rien à voir.

Les régions étant dotés de larges pouvoirs tout est écrit en Castillan et en Catalan et les locaux ne parle quasi que cette langue. D'ailleurs il semblerait que les cours à l'école soient dispensés en Catalan très majoritairement, le Castillan étant au final une langue quasi morte, parlée que par des centaines de millions de personnes à travers le monde, alors qu'en Catalogne ils doivent être 6 millions (sans compter Pascal Comelade)

Gaudi est une grosse feignasse, son projet pharaonique de la Sagrada Familia est bien sûr toujours en chantier (pour les siècles des siècles, amen), la ville parait sympa, avec un grand centre ville ancien piéton, le temps nous a manqué pour en voir plus, dommage.

Retour au bercail avec passage obligé à la Jonquera pour le Ricard et les clopes, avec tous ces cons de vacanciers qui étaient toujours là sur notre chemin, la France elle est pleine (je vais terminer sur cette sentence bien cryptique tiens).

 

20.07.2007

Go west !!!!!

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 ((Monsters in a) Parasol par Mcaretaker)

« Partir c’est mourir un peu » nous dit une phrase célèbre sans que je sache exactement de qui elle émane.

Si je suis point trop mouru, je reviendru donc vers le 15 août pour découvrir alors Lyon en état de léthargie et, plus largement, la France en train de se reposer tranquillement puisque notre bien aimé président sera en vacances à l’étranger où il pourra dispenser la bonne parole aux étrangers et parler avec eux (l’étranger) d’absolument tout, ce garçon ayant une opinion sur tous les sujets ou en tout cas quelque chose à dire dessus même si ce n’est pas toujours intéressant.

Entre temps ce blog sera donc (quasiment) clos le temps d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, la mer remontée et la cathédrale de la Sagrada Familia terminée depuis le temps…

Le plus dur dans l’histoire va être de me trouver éloigné de tout ce qui ressemble à un PC, du moins connecté à Internet et donc de ma drogue quotidienne : la lecture (passionnante) des liens de gauche plus de quelques autres de-ci delà.

Si vous passez par Seignosse durant ces 15 prochains jours et que vous voyez un grand bigleux rachitique qui erre sur la plage dans un caleçon trop grand, en tenant des propos incohérents sur les chatons, la Suisse et les fils RSS, passez votre chemin, ma conversation ne devrait pas être très intéressante et plutôt incohérente ma foi.

Programme lecture : « La compagnie «  de Litell père (1220 pages sur la CIA sur une trame proche de « Raisons d’Etat » de Robert de Niro) plus la presse quotidienne celle avec un losange rouge ou des lettres gothiques

Programme musique : tout ce qui traîne de Nirvana à NIN, en passant par Zazie, QOTSA, ACDC, Depeche Mode et quantité de compilations intitulées (entre autres) : « le poulet Label Rouge c’est pas un connard de poulet » ou « Quand personne ne me regarde je suis invisible » ou « Young gays in bondage » (oui encore et toujours les 5 même anglais et leurs sketchs improbables).

Programme routier (chargé) :  Lyon, Landes, Barcelone puis retour maison

Merci

26.06.2007

Murs murs

 

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Certains auront remarqué depuis longtemps, en haut à droite, un "album photo" de graphs pris pas loin de chez ma maison, dans l'immense cour d'une ancienne usine RVI.

Ce week end ces messieurs remettaient le couvert et se livraient à nouveau à un grabouillage intensif de toutes les surfaces possibles. 

Voici quelques une de leurs oeuvres.

Si vous passez par Lyon vous pouvez voir tout ça 84 avenue Lacassagne dans le 3ème, ça vaut le coup d'oeil croyez moi. 

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