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  • Russia 12 points

    La palme d'or à un film français ne doit pas faire oublier la déception de ce week end à savoir la place pas terrible de Sébastien Tellier à l'Eurovision.

    Pour une fois que nous présentions une chanson digne de ce nom, mélodique, à siffloter tranquille au bord de la piscine que je n'ai pas.

    Nous avions tenté l'option chanteuse de province il y a 2 ans : paf avant dernier malgré le label de feu Pascal Sevran.

    Nous tentâmes l'ironie et le second degré l'année passée avec les Fatals Picards et là belle progression nous finîmes antépénultièmes (vous apprenez un nouveau mot en prime cool non ?).

    Cette année on avait misé sur la hype et la musique électro à la française, la seule chose qui s'exporte de notre pays vers les charts étrangers. 

    Mais nous avions oublié un petit détail : la musique ça l'éclaire pas son homme, ni ne chauffe nos baraques car souvenez vous "la France n'a pas de pétrole mais des idées"

    Mais la Russie oui.

    En fait de pétrole la Russie a du gaz, beaucoup de gaz.

    Et à l'heure des totaux comme d'habitude les européens ont voté pour leurs voisins directs, les Suédois pour les Norvégiens ou les Grecs pour les Trucs par exemple.

    Bon nous on semble pas trop aimés par nos voisins à ce petit jeu là puisque on a fini avec environ 50 points.

    Mais rapidement on vit tous les pays ex communistes donner leurs gros jetons à la Russie, qui a fini par emporter la mise avec une chanson toute moisie "in da Eurovision way", avec une choré sosie d'un patineur à roulette sosie de Pascal Bruckner quand même.

    Les hivers sont rudes dans ces contrées, toute considération artistique ne peut que passer au second plan.

    Et puis "Gazprom Records" ça fait un chouette nom de label vous ne trouvez pas ?? 

     

  • Breaking Bad

     

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    Walter White est prof de chimie dans un quelconque lycée américain.

    Et comme les cours de chimie tout le monde s'en fout, Walter a du mal à passionner ses élèves.

    Sa femme vends des objets sur eBay, la belle affaire, son fils handicapé baigne dans l'adolescence, son beau frère est flic à la DEA et semble investi d'une mission sacrée : traquer les dealers for a drug free america.

    Bref Walter White approche de la cinquantaine et Walter White s'ennuye ferme.

    Sa vie va enfin changer paradoxalement à cause d'un cancer des poumons à un stade avancé qu'on lui découvre du jour au lendemain.

    Walter n'a plus que quelques semaines, quelques mois à vivre, il décide alors que tout doit changer pour le peu de temps qui lui reste sur cette terre.

    De plus il ne veut pas laisser sa famille sans argent à sa mort, surtout que sa femme est enceinte de leur deuxième enfant.

    Un jour son beauf' parle des sommes importantes qu'il a saisit lors de l'arrestation de dealers locaux.

    Walter comprend alors qu'il a en lui le moyen de gagner de l'argent, beaucoup d'argent : il est prof de chimie et maîtrise donc parfaitement le moyen de faire des drogues de synthèse comme la méthamphétamine.

    Le problème va être pour un petit prof de banlieue tout à fait étranger au merveilleux monde de la drogue de trouver une porte d'entrée pour en produire tranquillement et pour ensuite en distribuer tout en continuant à mener une petite vie de famille.

    Après Dexter, Vic Mackey (le beauf de Walter White lui ressemble d'ailleurs étrangement) la télé US nous livre une autre série qui oblige le spectateur à s'identifier à un personnage qui défie la loi et l'ordre et ouvertement à se placer du "mauvais côté de la barrière" très loin des flics habituels comme ceux de Starky et Hutch et autres inspecteurs Moulin (ouarf ouarf).

    Très rapidement la question se pose aussi à Walter (et au spectateur) de savoir comment nous nous réagirions devant la mort proche : accepterions nous d'oublier toute limite, la fin (proche) justifiant alors les moyens. 

    Breaking Bad prend le temps d'installer les choses, de parler du cancer et de ses répercutions sur le couple de Walter, d'approfondir les différents personnages, de garder des moments d'humour et tout cela en 7 épisodes, la grêve des scénaristes est passée par là.

    On est très très loin de l'hystérie de Lost par exemple ou de 24 H Chrono et ce rythme rajoute singulièrement de l'intérêt à cette série qui n'en manquait pas déjà.