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31.03.2008
Jerry Lee Lewis was the devil

Tipper's Gore MySpace (c'est frais et sans enjeu intellectuel)
Au milieu des années 80 la femme de Al Gore (oui celui qui a voyagé à travers le monde avec des avions supers polluants pour nous parler des dangers du réchauffement climatique)) se lança, avec d'autres dames vertueuses, dans une grande croisade contre le rock and roll et tous les démons qu'il cachait en son sein : pornographie, incitation à la violence, à la débauche etc
Ceci déboucha sur les stickers "explicit lyrics" qui ornérent pas mal de nos CD's préférés, du moins à l'époque où les gens en achetaient, pour nous prévenir que Prince parlait de cul, que Cannibal Corpse voulait éviscérer des gens (morts de préférence) et que RATM était un super grave danger pour nos sociétés modernes.
Si madame Gore, Tipper de son petit nom, fréquentait en 2008 certaines salles de rock de notre beau pays, elle serait ravie de voir notre belle jeunesse sagement dépeignée, fouillée de fond en comble, aller en rang écouter, assis ou debout mais sans monter sur la scène pour slammer, des groupes qui chantent dans des micros en jouant un peu fort de la guitare, mais pas trop pour ne pas dépasser 105 ou 110 décibels tolérés.
Evidement lors de la pause les rares inconscients qui fument encore le font dehors (et on est prié de mettre les mégots dans la poubelle !!! )
Restait encore un problème majeur : l'alcool, qui vendu au bar, pouvait agiter l'esprit de ces pauvres jeunes et leur faire faire n'importe quoi (rentrer bourrés ou rester jusquà la fin d'un concert de Muse).
Et bien ce problème malheureux à trouvé sa solution simple comme tout : on ne vend plus d'alcool au bar (comprenez pas de bière).
Juste du coca, du thé ou du sirop (non je ne me fous pas de vous)
Ah oui j'oubliais (et ne riez pas c'est scrupuleusement vrai) : le coca était du coca équitable et le thé était .......bio.
Sinon le concert d'Ez3kiel était très bien, même assis, sans bouchons dans les oreilles, pas bourré, sans fringues puant la clope et entier à l'arrivé.
09:16 Publié dans Ma vie en tranches (mais sans miettes) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tipper's gore, alcool la cause et la solution de tous nos problèmes
25.03.2008
Le combat ordinaire

Je dois dire de prime abord que je n'aime pas trop Manu Larcenet.
Sa casquette, son air de gros beauf ventru, l'impression qu'il est toujours en train de raler, son amour immodéré pour le punk crétin US, sa série Donjon, voir même son trait m'agacent.
Pourtant sa série du Combat ordinaire (4 tomes) est loin de ce qu'il semble être et forme un ensemble cohérent et extraordinairement agréable à lire.

Le héros, Marco, est photographe en panne d'inspiration au début du tome 1. Il traverse une grosse crise existentielle que l'on qualifiera "de la trentaine" et subit de plein fouet d'importantes crises d'angoisses qu'il gére dans l'urgence avec des anxiolitiques parfois pris à la chaîne et une psychothérapie régulière mais pas très concluante.
Au fur et a mesure des pages et des épisodes on va découvrir ses parents, la maladie de son père, sa mort puis son absence à gérer, la fermeture des chantiers navals où travaillait son paternel, sa liaison avec une fille qui va vouloir un bébé alors que lui ne veut surtout pas changer de type de vie, le monde hypocrite branchouille parisien et un voisin qui cache de vieux secrets qui lui collent à la peau.

Bref en 4 tomes Larcenet réussit le tour de force de parler de la mémoire et du pardon, de la création artistique, de la paternité à venir et de l'héritage laissé par son propre père lors de sa disparition et d'autres choses encore, de manière profonde et simple, sans oublier d'être superficiel parfois (les délires avec son frère "Georges" par exemple).
Dans cette série on se demande évidement quelle est la part d'histoire personnelle que Larcenet nous laisse là entrevoir (précisons que Marco aime lui aussi le punk rock et qu'il a un look proche de son auteur).
En tout cas qu'elle soit partielle ou totale, cela permet de tracer un chemin à part dans son oeuvre et de créer une série cohérente qui met en avant des questions ou des situations assez peu présentes dans la BD contemporaine me semble t il (la difficulté d'avoir des parents agés, l'angoisse de la création par exemple).
Larcenet avec de petits détails (les yeux qui deviennent des ronds blancs par exemple lors d'une violente émotion) surprend son lecteur, le touche simplement. Il se permet des pages entières de réflexions plus personnelles, comme autant de parenthèses dans l'histoire pour donner à son Combat ordinaire (pour vivre, exister) une profondeur insoupçonnée dans une BD contemporaine.
Fortement recommandé donc.

21:24 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : manu larcenet, le combat ordinaire
11.03.2008
Electricity

(10 ans déjà c'était il ya 20 ans)
Alors il paraît que Cloclo est mort il y a 30 ans aujourd’hui, par un jour de 1978 giscardien et certainement tout gris en voulant vérifier si son installation électrique était bien aux normes ISO 9000 (manque de pot non).
Bon alors 30 ans plus tard où en est on avec le Cloclo et son univers chatoyant ?
Plus de Podium, ni d’ailleurs de OK ou de Top 50 ou de Salut, bref plus de presse de qualité pour les jeunes qui découvrent leur corps avec des posters de Michel Sardou et Didier Barbelivien lisant Le Figaro ou la retranscription (vitale) des paroles de « Tout nu tout bronzé »
Plus d’émission de variété, réalisée par Martie et Gilbert, le samedi soir à 20H30 pétantes, où l’on pouvait voir Gérard Lenormand, Stone et Charden ou Alain Chamfort (découvert par Jo l’ampoule justement), avec un orchestre de 30 personnes qui suent en costume pelle à tarte et sous pull en lycra.
(Mais que font les Martin Circus, les Poppys, Patrick Topaloff, Christian Delagrage, Jean Michel Caradec ? (on se doute que leurs week end se consacrent à des inauguration de Monsieur Meuble ou aux tournées de Radio Nostalgie, mais dieu que la semaine doit être longue à feuilleter des albums photos pleins de poussières ou de gens morts ou en passe de l’être)
Plus de danseuses en bottes grises en plastique qui brassent de l’air autour d’un chanteur blond à frange qui chante mal. Seule La Staracadémie a ressuscité cette pratique d’un autre temps ou les gesticulations en arrière plan de bellâtres imberbes fait oublier la vacuité de premier plan de la chanson débitée au kilomètre par un apprenti chanteur sur le retour, sans être jamais arrivé à rien d’ailleurs (« Ah ouais machin c’est lui qui a perdu en finale de la Star Ac 3 «).
Plus de noir et blanc, avec des bandes qui descendent périodiquement, qui permet d’adoucir ces merveilleuses teintes vertes oranges et marron qui étaient l’apanage (et le panache) de ces années là.
Plus d’orchestres qui reprennent et à leur sauce et à la trompette les standards de cette époque, et donc ceux du Cabri virevoltant, dans des compilation avec des photos qui piquent les yeux où des demoiselles se dévoilent d’un air entendu et coquin (ou en tout cas supposé tel).
Plus de Michel Drucker qui…..ah ben si encore du Michel Drucker qui présente tout ce qui lui passe sous la main, la météo, une spéciale Jauni, le Téléthon , une spéciale Jauni, les Molières de la musique classique, une spéciale Jauni etc etc jusqu’au Père Lachaise.
En duc de guise de conclusion je vous rappellerais cette phrase dans le livret d’un des albums de Ludwig Von 88 ; « Qui sait Cloclo eut envie d’aller plus loin lui aussi »
17:28 Publié dans RIP | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : cloclo, claude françois, installation électrique plus aux normes, ludwig von 88
05.03.2008
Blind test 14 "spécial rock 90's"

En 1991 déboule Nirvana et en quelques semaines terraforme toute la scène rock mondiale, bouscule les vieilles gloires du metal qui soit n'ont de choix que de se couper les cheveux (Metallica) ou de disparaître (Guns).
Les radios evidement n'échappent pas à ce séisme et brusquement se mettent à diffuser du rock à tout va.
Entre 1992 et 1995, de retour de l'armée, je ne fais pas grand chose alors je décide de faire ma seconde crise d'adolescence dans ma cuisine, dans ma chambre, dans ma voiture et j'écoute Fun Radio, Doc et Difool et je saute sur mon lit en hurlant "Fuck you I won't do what you tell me" à tout bout de champ (pendant 3 ans quand même vous allez me dire c'est long !!!)
Donc dans un accès de nostalgie je vous propose 10 (non 9 titres j'en ai oublié un oups) titres qui, me semble t il, étaient lourdement diffusés sur les antennes de Fun.
Que du connu donc, du pas compliqué qui devrait contraster avec les reprises obscures du mois dernier.
40 38 points bla bla
Version Dewplayer :
BONUS (20 points) : pouvez vous me dire ce que représente cette photo et sa localisation (tout ceci en rapport avec nos 10 titres proposés bien evidement)
MAIL dragibus69@free.fr jusqu'au 31 mars (2008)
21:36 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : blind test, jeu, musique
01.03.2008
Résultats BT 13 covers de février de l'an 2008

(Superman se transformant en Lemmy)
Les reproches furent quasiment unanimes, on me traita même de "psychopathe".
La foule gronde, le peuple est dans la rue, les voitures renversées, le mobilier urbain fond sous les incendies, les Vélo'v dépossédés de leurs selles, c'est pas possible, mon BT était trop difficile cette fois encore.
Mea culpa j'ai sous estimé le pouvoir de maquillage, de destruction, de manipulation, d'abnégation des groupes qui ont repris (enfin massacrés dans le cas du titre 9) ces 10 malheureux titres qui ne demandaient rien en fait.
(Entre) je fus très surpris de voir que la majorité d'entre vous a identifié "La Passionata" de Guy "Destinée" Marchand
Perso je ne connaissais que la version baroque des "Hauts de Plafond", ça m'a permis d'écouter l'original et de voir que Guy pouvait chanter très aigü pour de vrai.
Les auteurs de ces méfaits et pleins d'autres encore, je vous invite à les découvrir sur le site de Endless Cover Compilation où vous retrouverez ces 10 titres et bien d'autres encore (j'aime bien les phrases redondantes).
Pour que les choses soient planet claires voici les réponses :
04:00 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



