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  • Godflesh - Flowers

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    Uzines

     

    Adossé à la vitre c’est un long travelling latéral sur la droite qui commence et ce pendant une dizaine de kilomètres.

    Se succèdent sur l’écran des friches industrielles, des pans de murs écroulés, des ensembles HLM du plus bel effet, des zones industrielles rouillées, des parkings anonymes couverts de bagnoles moches.

    Nous sommes dans la banlieue est de Lyon, dans un tramway flambant neuf, seul signe de réelle nouveauté dans un paysage défiguré par une industrialisation ancienne, devenue au fil des années, des crises, des délocalisations une juxtaposition de ruines et d’espaces vides.

    On en profité pour construire là des logements sociaux susceptibles d’accueillir une population pour qui on a déjà battu et distribué les cartes, un ensemble hétéroclite par avance voué à l’échec, aux petits boulots, à la grisaille.

    J’ai l’impression que cette ville, fière d’elle, de son équipe de foot, de son histoire, de sa gastronomie, devenue patrimoine de l’Unesco, tourne le dos à cette partie d’elle-même gagnée par une lèpre grise pour regarder vers l’ouest, ses riches collines verdoyantes pleuplées de gens en bonne santé, plutôt aisés et blancs.

    Gagnée par la honte elle lui a juste légué une ligne de tram, comme un gros os à ronger, pour permettre aux habitants de ces coins d’aller à la Part Dieu, grand temple de la consommation, leur permettant de rêver à peu de frais devant des vitrines remplies de biens pour la plupart inaccessibles.

    Dehors il pleut comme de juste.

    Le gris habille parfaitement la laideur et la misère.

     

     


    Godflesh - Flowers

    (Merciless EP - 1994)

     

  • BT 29 "spécial saloperies 80's"

    Je sais que j'ai été dur avec vous car vous allez devoir vous taper 10 titres moisis à reconnaître, 10 titres que leurs auteurs ont du refouler au plus profond de leur inconscient pour oublier ces horreurs.

    Bon il n'y a pas que des horreurs pures (genre la 1, la 2 et la 7) mais aussi des titres pas terribles avec un son et des gimmicks tellement datés que tout cela parait ridicule aujourd'hui, un peu de retenue n'eut pas nuit à certains ......

    Donc 10 titres, soit 20 points, 1 pour le titre, 1 pour l'auteur.


    Version Quick Time

     

    BONUS : qui est cette dame (2 points), quel est son rapport avec un des 10 artistes de ce BT (5 points)

     

     

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    Vous avez jusqu'au 31 mai pour participer, nous en sommes à l'avant dernière manche je vous le rappelle

  • Lard - Forkboy (Home-core #1)

     

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    (Attica 1971, article de Kill Me Sarah)

     

    HOMECORE : activité fantasmatique d'intérieur, plutôt urbaine et masculine, consistant à imaginer pouvoir réduire en miette l'intérieur d'une pièce avec une batte de base-ball (par exemple, les barres à mine ou club de golf conviennent aussi) en écoutant (très fort) certains titres spécifiques qui mettent en transe l'auditeur.


    Ma première pulsion Homecore remonte à la vision de la scène dite « de la prison » dans Natural Born Killers où, si ma mémoire ne défaille pas trop, on voit une scène d'émeute sur fond du titre « Forkboy » par Lard.

    Lard c'était quoi ?

    Lard c'était un super groupe monté avec des bouts de membres de Ministry (Jourgensen et Barker soit les 2 leaders d'alors), Jello Biafra (la voix chevrotante des Dead K) et Jeff Ward batteur de son état notamment chez NIN durant la tournée Loolapalloza.

    Soit l'association de gens stables mentalement et peu sujets aux problèmes de drogue.

    Que sont ils devenus ?

    Jourgensen et Barker ont continué quelques années à mener ensemble la barque Ministry avant que Barker ne saute à l'eau pour nager seul en 2004 pour fonder le groupe USSA (excellent titre des Butthole Surfers).

    Jourgensen lui s'est mis à faire d'affreux albums de punk rock avec Ministry en fin de carrière et s'est échoué comme une grosse otarie sur la plage après une pathétique dernière tournée.

    Biafra chevrote avec un nouveau nouveau groupe (Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine) et Jeff Ward a trouvé intéressante l'idée de s'enfermer dans son garage avec sa voiture moteur allumé en 1993 (jetez un coup d'œil au booklet de votre « Downward spiral » et vous y trouverez un « We miss you Jeff Ward »).

    Lard sortit 3 albums et c'est sur le premier « Last temptation of Reid » que l'on trouve le titre « Fork boy », dont il est ici fait état.

    Basse hypnotique, rythme bas du front répété encore et encore, refrain libérateur, tous les ingrédients sont là pour provoquer une addiction immédiate et pour donner des pulsions de portes d'armoires éclatées à coup de masse.

    Garçon fourchette for ever.

    Enjoy !