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Musique - Page 6

  • Massive Attack - Massive Arnaque ?

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    En écoutant quelques titres du nouvel album de Massive Attack "Heligoland" il m'est venu quelques réflexions éparses.

    Quand en 1991 sort "Blue lines" leur premier album on est alors au début de la déferlante grungoïde avec Nirvana et ses amis en chemise Alice In Chains, Soundgarden and co.

    Soudain déboule un groupe au tempo lent, qui ne fait pas du rock et truffe ses titres de références soul, d'électronique, mais avant la techno sous toutes ses formes, de dub et de scratches, une espèce de fusion assez inédite il me semble, sans mecs en short, ni basse slappée non plus.

    Paf !! Le trip-hop est né.

    Bon personne ne sait vraiment ce qui se cache là dessous, mais pendant les années suivantes Massive Attack, Portishead  et Tricky vont devenir les rois du monde.

    Tout est trip-hop, tu es trip-hop, le monde entier est trip-hop, les suiveurs sont légions (cf Wiki), la musique a trouvé sa nouvelle voie.

    La critique est unanime et se prosterne devant ses nouveaux dieux.

    La recette de Massive, plus trop "Attack" pendant la guerre du Golfe, fait la part belle aux vocalistes de tout sexe, qui se partagent le micro avec les trois leaders historiques du groupe, notamment Horace Andy ressorti du placard pour l'occasion. La marque du groupe réside principalement là, avec des titres qui dépassent volontiers les 5 minutes en général.

    Puis "Protection" et "Mezzanine" sortent ensuite, tout le monde est toujours sous le charme.

    Les gens qui ont eut 20 ans à cette époque adhère facilement à ces titres facilement accrocheurs, les filles adoooooorent "Teardrop", on se roule des pétards en écoutant "Karmacoma" et "Teardrop".

    Massive Attack devient un groupe générationnel.

    Mais au bout de 3 albums la recette reste la même, plusieurs chanteurs, samples obscurs de musique noire, craquements de sillons, des titres commencent à illustrer des reportages, des pubs, ce qui n'est pas toujours bon signe.

    Quelques titres se détachent du lot "Inertia Creeps", "Karmacoma" ou "Protection" cependant l'ensemble reste parfois anodin, "Group Four" par exemple, on a l'impression que le groupe a du mal à vraiment évoluer, à passer à autre chose.

    De plus leur identité vocale est floue, 5, 6, 7 chanteurs-teuses se succédent et surtout il ne se passe pas grand chose dans les titres, c'est lent, cool, bien foutu, des gimmicks accrocheurs tapent dans l'oreille ("Antistar"), mais c'est ennuyeux au final, surtout quand on tape dans les 6 ou 7 minutes de manière très très linéaire.  Les changements de vocaliste ne rattrappe malheureusement pas la banalité du propos, ils font juste illusion pendant un moment.

    Je décroche avec "100 th window" en 2003 et j'imagine que le groupe va lui aussi s'arrêter là.

    Puis en 2009 retour du fils prodigue avec un maxi "Splitting atom" (LIEN SPOTIFY) avec cette fois encore de nouveaux chanteurs, dont celui pris du côté de TV On The Radio cette fois, on mise sur ce qui marche hein !!

    Paf rebelote c'est sympa, lent blablabla, et ensuite ???

    Et mes craintes se confirment en écoutant "Heligoland", certes les influences soul, dub du début ont été mises de côté, plus de cordes, on nage en plein dans l'electronique, mais la rivière coule toujours aussi paisiblement, sans crue majeure, c'est tout beau, tout rutilant, le moteur est en parfait état de marche, mais c'est aussi peu bandant qu'une Clio Sport.

    J'ai la sourde impression que Massive Attack est resté coincé entre 1991 et 1998, pas dans le son je précise qui lui a évolué mais dans la manière d'écrire, mais sans se rendre compte qu'il a malgré tout vieillit et que peut être son auditoire attend maintenant autre chose.

    Ou alors naïvement je me trompe lourdement quand on voit les derniers albums de certains, Depeche Mode ou Placebo en tête, qui ne font que ressevir les mêmes recettes tiédasse, mais dans un service tout neuf et qui raflent toujours la mise, notamment en concert.

    Reste toutefois la question de la jeune génération.

    Comment quand on a 20 ans aujourd'hui reçoit-on la musique de Massive Attack, est on aussi réceptif que ceux qui se sont intéressés à la musique notamment au travers de ce groupe surtout quand une tonne de groupe a émergé ces dernières années avec souvent une musique plus aventureuse ??

    Quant aux critiques de toutes sortes vont ils être bienveillants (cf Depeche Mode) au nom de leur jeunesse enfuie ou vont ils s'abattre sur cet album comme des criquets sur un champs de blé (cf Placebo et U2) ?

     

    Réponse le 8 février et déjà d'autres pistes de réflexion : Playlist Society, Good Karma, Chroniques Electroniques, Art Rock, Arbobo

     

  • Blackthread - Blackthread

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    Par un de ces petits hasards dont la vie a le secret l'album de Blacktread est rangé non loin de  « Radiant discharged crossed-off » de Bästard sur mes étagères.

    Au-delà de la proximité géographique de ces 2 groupes, soit Lyon, Blacktread est un album proche de son glorieux aîné il me semble.

    Bon en fait Blacktread n'est pas un groupe, c'est l'œuvre d'un seul homme avec une guitare, une boite à rythme et des samples dans son coin.

    Tout est affaire de minimalisme ici, pas d'envolée lyrique musesque, d'album au crochet math-rock ou de doom ralenti.

    Tout se joue en moins de 3 minutes par titre, dans la retenue et le calme.

    Le leader parle, plus qu'il ne chante, sur un arrière plan de samples discrets ou de motifs de guitares.

    Le temps de planter le décor on passe à autre chose.

    Au détour d'un titre on croise le fantôme  de Dave Brubeck  qui repart tranquillement comme il est venu, sur la pointe des pieds.

    On imagine l'écriture et l'enregistrement de cet album dans un salon, tranquillement assis dans un canapé un peu fatigué, parmi des livres des tas de CD's.

    Tout comme Bästard au milieu des années 90, Blacktread nous livre un album ne se raccrochant à aucun style définit, un album simple, direct, un ensemble de petites vignettes que l'on peut décoller et assembler ailleurs autrement pour crée un nouvel ensemble à chaque écoute.

    Tout étant affaire de perspective.

     

    Myspace Blackthread

    Commande de l'album par mail mynameisblackthread@gmail.com pour 6 euros

  • Snowman - The horse, the rat and the swan

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    En cette fin 2009 une grande question commence à tarauder les bloggers.

    Que retenir musicalement de 2009 (et plus largement de cette décennie agonisante pour les plus aventureux et amateurs de top 100 indigestes) ?

    Pour répondre à cette question le plus simple a été de me demander : qu'ai je le plus écouté et qu'est ce qui m'a le plus surpris cette année ?

    Le plus écouté sans conteste The Joy Formidable dont j'ai déjà parlé en juillet dernier.

    Le plus surpris évidement pas The Joy Formidable, mais certainement Snowman avec "The horse, the rat and the swan", certainement en raison du côté percussif de la batterie.

    Pas de drumming classique mais des coups de boutoirs assez tribaux sur tous les titres rythmés, le reste de l'album étant plus ambient.

    Ensuite le chanteur de chante pas vraiment mais nous crache plutôt à la gueule ses paroles avec ce côté Lydon dans le débit, mais heureusement pas l'intonation.

    Car oui on a l'impression de se retrouver au début des années 80, dans ces groupes de post-punk, genre PIL donc ou Killing Joke.

    Mais attention il n'est en aucun cas question d'un revival new wave, ou post gothique ici, même si évidement des échos de cette époque sont disséminés de-ci de-là (on n'échappe jamais vraiment à ses influences, ses premiers amours)

    Donc ça éructe sur des rythmes assez tribaux avec des bouts de piano, de synthés pour se résumer, peu de guitares au final.

    Parfois au détour d'un titre le chant se fait plus mélodique, puis le naturel galope et revient aboyer dans la cour.

    A partir du sixième titre, peut être fatigué par tout ce bazar, le groupe se calme et passe en mode samples trafiqués, percussions plus délicates, chant plus classique, errances de guitares crissantes pour révéler un visage plus apaisé.

    La co-existence de ces 2 côtés de la pièce Snowman rend l'album moins fatiguant qu'il ne laisse imaginer au départ et apporte un charme à l'ensemble, peut être aussi plus de profondeur pour en faire un album qui squatte mes oreilles depuis plusieurs mois.

    2 videos pour préciser les choses, 2 titres plutôt directs, du début de l'album

     

     


     

     


  • The Joy Formidable - A ballon called moaning

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    Vous savez comme il est difficile de parler d'un album ou d'un artiste sans convoquer ses pairs alentours.

    Très vite certains groupes émergent et se voient systématiquer cités : Joy Division, My Bloody Valentine, les Pixies  par exemple, alors que Phil Collins ou les Avions beaucoup moins.

    On n'échappe souvent pas aussi aux comparaisons du genre post punk halluciné, pop bigarrée, avant-doom plombé ou drone comtemplatif (oui le drone et le doom sont les nouvelles mamelles de la musique de cette fin de décennie sans que l'on sache trop pourquoi vu l'étroitesse du créneau, on doit être arrivé au bout de la route, on commence à attaquer le goudron)

    Alors comment parler des Joy Formidable maintenant hein ?

    Déjà après tout le monde ça c'est un fait.

    Leur album découvert la semaine dernière, grâce à je ne sais plus quel blog (mais je le remercie il se reconnaîtra) présente plein d'avantages : il me permet de bien mimer devant la glace les passages de guitare en roue libre qui ponctuent l'album, de me jeter sur le canapé du salon 3 ou 4 fois pendant l'écoute de ce mini LP de 8 titres et d'avoir le sourire aux lèvres le reste du temps.

    Le style parlera certainement beaucoup aux gens qui ont connu et apprécié les groupes anglo-saxons bruyants à guitares du début des années 90.

    On trouvera là aussi des voix vaporeuses, de la basse qui charpente fortement les titres, des refrains simples et efficaces, des "ouh ouh" de partout et puis brusquement des accélérations guitaristiques qui font perdre le contrôle de soi même.

    Évidemment rien de bien neuf, mais perso je ne demande plus grand chose de cet ordre là aux artistes que j'écoute, mais plutôt de la spontanéité, de la fraîcheur, tout ce qui peut produire de la musique qui rend la vie meilleure quelques heures, quelques mois ou plusieurs années pour les meilleurs millésimes.

    Un petit clip du titre "Austere" pour la route, pour préciser mes dires, vous allez vite en comprendre le principe !!

    Vous pouvez trouver leur album en téléchargement gratuit sur leur Mon Espace, le commander (avec les frais de port) vous coûtera la maudite somme de 12 euros pour les plus dingues d'entre vous.

    PS : vous noterez que je vous ai épargné des mots comme "Lush", "shoe-gazing", "noisy pop" dans les quelques maigres lignes précédentes. Pour ceux qui sont plus sceptiques sur cet album je propose en prime un super jeu de mots : "Joy Formidable un groupe qui divise", c'est cadeau, c'est les vacances.

  • Quoi de neuf en 2009

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    Après les différents tops, classements, retours en arrière sur l'année musicale 2008 (je ne pourrais que trop vous conseiller ceux de J'ai parti sans mon chapeau, de Lyle et de Erwan dans 3 styles très différents ainsi que le "Classement Des Bloggeurs" de Art Rock pour être totalement exhaustif et en accord avec moi même) il me semble qu'il serait aussi intéressant de regarder en avant histoire de ne pas taper un poteau ou de se faire écraser par une bagnole.

    De quoi 2009 sera t il fait ?

    Pour bien schématiser on va partager les choses en plusieurs camps.

    D'un côté les "ça sent la hype à plein nez et on va nous bassiner avec jusqu'en décembre prochain", d'un autre les "de toutes façons tout le monde se fout de ce que l'on fait" et puis encore les "on est pas trop hype mais il est de bon ton d'en parler" et enfin les "personne ne nous aime".

    Commençons par ceux qui vont immanquablement faire parler d'eux en 2009 dans la blogosphère et qui vont squatter les sommets des tops fin 2009.

    Ceux qui vont ouvrir le bal sont les américains de Animal Collective "Merriwheather post pavillion" le 20 janvier et le lendemain Anthony and the Johnsons avec "The crying light". La critique devrait être unanime pour célébrer la déglingue chamarée de ces défricheurs sonores que sont les Animal Collective. Quant au Pierrot lunaire un peu enveloppé vous pensez Lou Reed, Bjork, CocoRosie ou Philipp Glass (qui ça ??) en sont fans alors si avec une telle carte de visite son album n'est pas géniaaaaal je n'y comprends plus rien.

    Le 27 janvier paf, c'est un jour férié partout en Europe, Franz Ferdinand sort son troisième album "Tonight Franz Ferdinand". Alors je sais pas pourquoi mais eux ils ont tiré le pompon (paix à son âme) sur le manège du "groupe anglais qui ressemble à tous les autres mais qui LUI est génial". Donc ben ça sera un super album.

    Après c'est du lourd Beirut. Là tout le monde se tait devant ce monument de la musique mondiale, une forteresse inattaquable. Zach Condon, n'ayant peur de rien sort carrément un double EP le 17 février "March of the Zatopek" qui lui contient le bastringue habituel de musique de fanfare alter mondialiste et de l'autre "Holland" qui lui est annoncé comme de la musique électronique (inutile de vous dire que j'écouterais le second CD.

    Ensuite Morrissey, monsieur glaïeul, sort de son silence le 17 février pour nous faire écouter "Years of the refusal". Déjà que je dois être la seule personne en France à ne pas trouver les Smiths géniaux, alors Morrissey en solo, mais j'ai tort je sais c'est un super album, vous allez voir .........

    Il s'en suit un chapelet de prétendants indie comme les Yeah Yeah Yeahs, les Dirty Projectors, Grizzly Bear, The Decemberists "Hazard of love" et mademoiselle PJ Harvey "A woman aman walk by" le 30 mars.

    Reste le cas Massive Attack qui fait traîner les choses depuis 2007, on parle de pleins de collaborations : Mike Patton, David Sitek mais bon c'est encore assez flou et assez casse gueule. Ils peuvent nous faire soit le coup du Portishead c'est à dire un groupe synonyme d'une certaine époque musicale qui fait tout autre chose et surprend ainsi tout le monde et remporte la mise, soit le syndrome dit "du Gun's and Roses" qui fait du Gun's en 2008 avec des soli de guitares et qui remporte la tringle à rideau.

     

     

    Nous avons ensuite les groupes/artistes "pas trop hype ou plus trop hype mais dont on parlera forcément".

    Soit Depeche Mode qui sont devenus bizarrement fréquentables depuis quelques années après avoir essuyé longtemps des moqueries pas très gentilles sur leurs coupes de cheveux et leur musique en plastique, Springsteen qui après les années 80 et son "Born in the USA" tout en retenue retrouve une aura de parrain folk avec papy Neil Young, Amy Winehouse si elle n'est pas morte ou en prison et Lily Allen dont on nous redira qu'elle a été connue grâce à Monespace blabla "It's not me it's you" le 9 février.

     

     

    Nous retrouvons les "de toutes les façons tout le monde s'en fout" par la suite.

    On retrouve là Ian Brown, Jamiroquaï, Therapy? qui après avoir tout cassé avec "Troublegum" (souvenez vous "Going Nowhere" entendu 17 fois par jour sur Fun Radio en 1993) se sont taillés un costard sur mesure d'anonymes ("Crooked timber" le 23 mars) et enfin l'étrange Tory Amos.

     

     

    Nous finirons par "les pestiférés", les Caliméro de la blogosphère.

    A tout seigneur tout honneur : Indochine et son "Météor" le 9 mars, trajectoire similaire avec Depeche Mode, tout le monde les a aimés dans les 80's (oui sauf KMS) puis le creux de la vague, l'échouage, d'autres fans sont arrivés avec un gros câble pour les remorquer et le groupe est revenu sur le devant de la scène et rempli les salles et les stades.

    Pour rester en France il y aura un nouveau Superbus (mon dieu), un nouveau Sinsémilla (re argh !!!!), vous savez " l'atroce combo isérois qui se rêve jamaïcain"' (dixit le décédé Chevreuil) et un nouveau Lara Fabian "toutes les femmes en moi" (c'est le titre de son opus nous sommes bien d'accord)

    Les têtes de turcs absolues vont aussi faire régner la terreur : U2 avec "No line on the horizon" que Bono annonce aussi révolutionnaire que "Attention bébé" et "L'arbre de Joshua", on verra bien si la soupe est aussi tiède que depuis 10 ans et Coldplay (encore crie t on au fond !!!!) qui ont tellement bien bossé avec Brian Eno qu'ils leur en reste sous le coude de quoi sortir un autre album avec notamment un duo avec Kylie Minogue qui devrait déclencher des émeutes sur les blogs.

    Mais le pire pourrait être un nouvel album des ................................................ Sex Pistols, le syndrome Gun's and Roses je vous dit.

     

    Sinon bonne année à toutes et tous.

    Et vous qu'attendez vous de 2009 ?

    Sinon plus que pas longtemps pour jouer au BT de décembre